Les nouveaux lasers (PDT – Micro pulsé – Infraclinique)

Le 28 octobre 2018

Pour les CRSC, laser PDT ou micro pulsé ?

JK Chhablani a présenté une revue de la littérature sur les résultats des traitements des CRSC par PDT pleine fluence ou semi fluence versus laser micro pulsé.

80% des CRSC régressent spontanément en 6 mois. Pour les CRSC en voie de passage à la chronicité, ou pour les impatients, il y a le choix entre PDT, laser sur le point de fuite, traitement oral par anti-aldostérone, ou laser micro pulsé. Mais nous avons peu de données sur les effets du laser micro pulsé, et pas de protocole strictement validé.
C’était l’objet de cette revue de la littérature.

Il en ressort que la PDT est efficace anatomiquement, et qu’elle stabilise l’acuité visuelle, habituellement en une séance, alors que les lasers micro pulsés doivent être faits en plusieurs séances, avec un résultat anatomique inconstant, mais une meilleure récupération finale de l’acuité visuelle.

Les avantages de la PDT sont qu’elle a été bien étudiée, les inconvénients c’est que c’est une technique relativement chère, invasive, et non dénuée d’effets secondaires.

Les avantages du laser c’est qu’il n’y a pas à ce jour de complications décrites, que son utilisation est relativement économique, que c’est une technique que l’on peut faire plusieurs fois.
L’inconvénient du laser c’est l’inconstance des résultats, des paramètres des différents lasers, et le manque de critères validés à ce jour par une étude bien conduite.

Le laser infra-clinique pour l’œdème maculaire diabétique.

Le protocole I du DRCR net à montré l’intérêt persistant du laser dans le traitement de l’œdème maculaire diabétique. Ce laser en grille maculaire est préconisé dans un second temps, après six mois d’injections intra-vitréennes.

Depuis quelques années fleurissent des lasers dont l’effet est infra clinique, sans trace d’activité visible au fond d’œil.
Il y a plusieurs lasers agréés par la FDA qui ont des longueurs d’onde jaune ou verte.

La différence entre le laser classique, et le laser micro pulsé est que dans ce dernier le tissu a le temps de refroidir entre deux impacts.

Pour l’instant les études sur l’effet de ces laser sont limitées.
Il est indispensable de vérifier avec le fabricant les protocoles recommandés, et il faut garder en mémoire qu’à ce jour il n’y a pas d’étude clinique ayant montré la supériorité voir même la non-infériorité de ce type de laser par rapportà un laser conventionnel pour l’œdème maculaire diabétique.

Comme il n’y a aucun signe de l’endroit où nous avons placé les impacts, il est indispensable de bien marquer où le laser a eu lieu. Un système de marquage automatique avec mise en mémoire des zones traitées apparaît alors indispensable.
Un laser séduisant, mais à utiliser encore avec précaution.