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Les autres études dans la DMLA

Le 28 octobre 2018

La DMLA atrophique

L’etude FILLY, étude de phase II sur l’inhibition du facteur 3 du complément par APL–2 a permis de montrer une diminution de l’évolution de la DMLA atrophique.
Les patients (246 patients) étaient répartis en trois groupes :

  • Un groupe témoin
  • Un groupe traité mensuellement par APL–2
  • Un groupe traité tous les deux mois par APL–2

En cas d’injection mensuelle d’APL–2 il y a une diminution de 20 % de la croissance des lésions d’atrophie. En cas d’injection tous les deux mois, il y a une limitation de l’évolution des lésions de 16 %. Il ne s’agit pas là d’une régression mais bien d’une limitation de la dégradation : on limite la casse.

La tolérance a été bonne.

Les tentatives de prévention

L’étude PRO-CON a proposé de faire des injections systématiques d’Aflibercept en cas de néovaisseaux quiescents découverts à l’OCT-A. Alors que le taux de conversion en dégénérescence neovasculaire est évalué entre 17% et 39% en 2 ans dans les études Anchor, CATT et View, il eût été intéressant de prévenir cette aggravation.

Cette étude menée sur 2 ans a montré qu’il n’y a aucun intérêt à faire des injections d’anti-VEGF avant l’apparition des signes objectifs d’activité des néovaisseaux .

Une autre étude a regardé l’apport des lasers Nano-seconde sur la disparition des drusen.

Le résultat global est qu’il n’y a aucun intérêt à faire des lasers nano-seconde de façon systématique, sous forme de grille, sans cibler les drusen, comme cela a été fait dans l’etude.

Une analyse secondaire des sous populations a montré une régression des drusen séreux, mais qui n’a pas empêché l’évolution vers une forme néovasculaire d’un certain nombre de patients, sans différence avec les témoins et elle a même montré une aggravation de l’apparition des atrophies en cas de pseudo-drusen.